Partager l'article ! Le Bloc-Notes de HDF: Ultima… tort ! CAÏDS POLITIQUES - Que la menace y aille si la persuasion échoue sur le mur d ...

| Mai 2012 | ||||||||||
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Ultima… tort !
CAÏDS POLITIQUES - Que la menace y aille si la persuasion échoue sur le mur de l’indifférence ! Tous les 23 ne mènent pas vers la joie d’un peuple aux aspirations démocratiques perçues par son chef. Quelquefois, c’est dans l’ivresse des foules que se découvre la plate vérité des prises de parole. Un ultimatum à un chef d’Etat élu démocratiquement est un ultima… tort à la charpente institutionnelle de notre pays. La Tabaski est la borne à ne pas franchir pour le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Pendant que les moutons iront au Paradis pour perpétuer le sacrifice d’Abraham, une carrière politique sera envoyée dans la géhenne. Le Sénégal est-il en conflit avec la vertu politique et est-il en mal d’élite imprégnées des principes du droit au point dé régler son avenir à quelques pas du marché à puces de Colobane ? Est-il en mal d’espace de dialogue au point que la politique ressemble à n’importe quelle relation de caïd à honnête citoyen ? Un de mes aînés désignait « opérateurs politiques » tous les rentiers de leur récépissé. Je n’avais pas envie, tout de suite, de lui donner raison. Le temps et les gaucheries confirment l’attrait du chaos.
LE BAL DES MEPRISES -Le « 23 » est la locomotive du train de la contestation. Ce n’est pas simplement le 23-juin ; ce sont tous les « 23 » ! Avant l’examen, par l’Assemblée nationale, du projet de loi sur le ticket président/vice-président de la République, le défi permanent que la Majorité lançait à l’Opposition était celui de la capacité de mobilisation. La forme d’opposition dite républicaine s’enfonçait dans le matelas de ses impuissances diverses : cohésion, leadership, popularité, tonalité du discours… La formule « pas de Wade face à Wade » était un pied-de-nez au pedigree politique et républicain de ces « ténors ». Le 23 juin, un autre Wade a doublé les adversaires de Wade : le manifestant qui, spontanément, s’est retrouvé sur l’asphalte pour faire entendre sa voix. Il n’est pas à confondre, forcément, avec l’homme des appareils politiques souvent enrhumés à l’heure de choisir une voie vers la destinée du peuple. La toux labellisée « Querelle de leadership », ça connaît. Elle est tenace et produit le spectacle d’une piste de danse où chacun se trémousse au rythme que lui répercutent ses tympans et, surtout, son ego. Il y a, forcément, de quoi agacer la police éthique des garants de l’esprit et de le lettre des Assises dites nationales. La colère populaire était du pain béni pour ces challengers du président Wade. Les petites et grandes fiertés sont les mange-mil au cœur des espérances de nos compatriotes.
INTELLIGENCE REPUBLICAINE - C’est Macky Sall, alors Premier ministre, qui parlait d’« intelligence républicaine ». Le concept désignait les consensus forts autour des questions nationales. La gouvernance s’extirpait ainsi des parti-pris pour devenir le lieu des objectivités conjuguées. Les différences ne se noient pas dans une mer d’unanimisme. Elles sont les ferments du vivre ensemble. Le maire socialiste de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, n’adhère pas à la création de la nouvelle société de gestion des ordures, la Soprosen. Il l’a dit de vive voix. Tout le monde sait aussi qu’il ne fonce jamais tête baissée contre un adversaire politique. Le militant politique qu’il est a compris le sens de la marche de l’Opposition contre le Monument de la Renaissance, dans la matinée du 3 avril dernier; le maire qu’il est aussi a assisté à l’inauguration de cet édifice du souvenir dans l’après-midi. Voici un homme qui n’a jamais un mot plus haut que l’autre. Il circonscrit le débat interne aux instances de son parti. Il limite le débat public aux prises de parole nécessaires et de manière claire, ferme. Il n’est jamais dans un schéma prévisible dans l’orientation de son discours. Et il assume ! Il y a quelques jours, il s’est refusé d’être une sorte de gâchette programmée pour fusiller du Wade. Il parlait d’un membre du Conseil municipal qu’il préside, Karim Wade. Le ton donné, le ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, Aliou Sow, a salué « les actions concrètes menées par la Ville de Dakar au profit des populations ». Le bonheur des administrés, voilà la ligne directrice de l’appel contre « les conflits inutiles avec l’Etat », selon le ministre Sow.
PS : Je m’en veux d’avoir commenté, même pour placer une grosse interrogation dessus, les dires de Robert Bourgi. Il s’est trompé sur des dossiers aussi graves que des accusations portant sur le financement de la campagne de Chirac. Il a cité le Sénégal et avancé des noms, dont celui de son président. Pour un Monsieur Afrique de l’Elysée, c’est lamentable d’en rester sur les approximations. Cet homme démontre qu’il est encore à la périphérie de la vérité et ne mérite que la compassion de l’oubli.
HDF
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