Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 19:32

Cameroun + De Carvahlo Helder contre Sénégal = 0 - 0 !?

Voilà, je viens de détacher mes yeux de l’écran du téléviseur qui projetait le  match Cameroun-Sénégal. Voyons, il y a un acteur en plus. Pas d’omission ; il faut parler du douzième acteur, l’arbitre Martins De Carvalho Helder a officié comme le douzième homme des « Indomptables pitoyables de désarroi à mesure que le chrono. Sur la pelouse du Stade Ahmadou Ahidjo, il était interdit de tomber ! Dès qu’un vent sénégalais agitait les mèches drues sur la crinière défaite d’un Camerounais, le juge central y allait de son sifflet. Son bras était comme équipé d’un ressort qui en faisait une sorte de distributeurs automatique de cartons. Il méritait des sifflets celui-là !

J’exagère ? Bof ! Je n'ai pas pour habitude de tirer sur ces sympathiques hommes e,n noir; qii sont, comme moi, loin d'être infaillibles. En tous cas, l’image forte à retenir de cette rencontre, c’est la valeur de solidarité et la vertu d’abnégation dont ont fait montre ces joueurs. Ils ne cultivent pas le statut de stars. Ils sont des champions humbles, à hauteur d’homme. Merci aux héros de 2002, à ne pas brûler parce que passés de saison. Merci aussi aux hérauts de la nouvelle aventure. Ne leur mettons pas trop vite la pression en en faisant, avant l’heure, des champions d’Afrique. La déception n’en sera que plus vive dans un sport riche aussi de ses incertitudes. Autant laisser le plaisir provenir de la douleur de 90 minutes de football, en tenant compte de la marge de progression. 

Publié dans : Nouvelles du Sénégal - Par Birima
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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 19:52

DSK-et-son-epouse-copie-1.jpg

Justifié, ce Programme d’ajustement… sensuel pour DSK?

Comme dans un film. Un suspect repéré, traqué et cueilli au moment où l’avion s’apprêtait à décoller de l’aéroport JFK de New York. Comme dans un film. La fiction, cette fois, ne met pas en scène un forçat anonyme. Sur la pellicule des metteurs en scène de l’information qui se mue rapidement en buzz et attraction du prime time, il s’agit bien du Directeur général du Fonds monétaire international. DSK, de ses initiales, paie la note. Elle est amère. Pire que les deux millions de dollars avancés comme éventuelle caution pour la jouissance de sa liberté jusqu'au procès.  Cette situation semble indifférer les Etats-Unis.

En « dit tout haut », la France s’émeut de cette terrible nouvelle sous le lexique du chaos : « coup de tonnerre », « nouvelle stupéfiante », « désastre », etc. La Gauche, sous la houlette de Martine Aubry et Ségolène Royale, se veut unie, sereine et responsable ; la Droite s’accroche au cours de la Justice, à la prudence et l’Extrême Droite, à travers les rafales de Marine Le Pen, sonne la charge contre cette célébrité qu’elle présente comme poreuse à une certaine « fragilité » voire la « perversité ». En ligne de mire, ce que la France dit « en non dit » (clin d’œil à cette bêtise des quotas de Noirs et Beurs dans les centres de formation du football avec lesquels le monde ne verrait pas un Mozart du pré comme Zidane faire honneur à la Marseillaise !), ce sont les incidences sur la politique. Le sens de la retenue n’a d’égale que les sous-entendus sur l’image de la France perlant dans le discours des officiels de l’Hexagone briefés par l’Elysée.

DSK n’est ni un Noir encore moins un Arabe. Ce n’est pas ce propos qui détermine le débat dans ce cas-ci. Il est un Socialiste battu aux primaires de sa formation politique en 2006 mais qui, miraculeusement ( ?), est plébiscité par les sondages comme vainqueur à la présidentielle de 2012 face à l’« Hyper président » Sarkozy. Il est surtout un économiste hors pair qui a fait ses preuves par temps de crise. Les ajustements et appuis en faveur d’un pays aussi éprouvé par le marasme économique que la Grèce sont à inscrire dans ses faits d’armes.  Hélas, menottes aux mains, les poils poussant, drus, depuis soixante-douze heures que dure le supplice public, l’un des hommes les plus influents au monde découvre les douleurs de la solitude. Elle peut s’émouvoir, crier, argumenter, manifester sa solidarité, mais la foule, dans le sens fusionnel et affectif du terme, s’arrête aux portes du box dé »couvert sur les écrans du monde entier et en boucle.

La Justice américaine a ému la France qui ne connait pas ce voyeurisme. Cette Amérique, qui vient de proposer le spectacle de la fin de Ben Laden alors qu’elle a caché ses morts du 11 septembre 2001 à la curiosité des chaînes câblées, a offert le live de la descente aux enfers d’un surdoué qui blanchit avec le talent et l’autorité académique des élus d’une bonne fée. Devant cette épreuve du Droit américain, le pedigree quasi-universel est de vain effet. La Juge a d’ailleurs rappelé aux avocats de DSK que ce dernier ne serait pas plus important qu’un autre prévenu. Ce qu’on sait déjà en acceptant la complaisante vérité de voir un des grands de ce monde, presque appelé à assumer une charge sacerdotale en 2012, retrouver sa fille et tous les enfants de sa France sur les chemins de nouvelles espérances. Le temps est loin d’être son allié, lui qui gambade vers les primaires au sein de son parti et le choix du prochain locataire de l’Elysée  au printemps prochain. Locataire d’une petite prison new yorkaise (au moins jusqu’à ce vendredi et la réunion d’un grand jury devant statuer sur sa mise en liberté), DSK (sur la photo, ci-dessus, avec son épouse, la journaliste Anne Sinclair) subit, comme naguère les pays souffrant de crise économique, son Programme d’ajustement… sensuel. Il ne serait pas « structurel », osons-nous espérer… Qu'elle bascule vite, une vie!

Publié dans : Inter Carnets - Par Birima
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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 20:26

Message aux militants d’un nouvel espoir…

A chacun le soleil de ses espérances. Il suffit de poursuivre sa marche, la tête droite dans nos rêves et les pieds solides dans le champ de notre idéal. C’est mon message de retrouvailles avec tous les internautes férus de culture sur ce blog. Nous sommes les citoyens fiers et incorruptibles de la république des idées. Celle qui se nourrit des noblesses vraies de la pensée de tous les hommes et femmes de bonne volonté, sous toutes les latitudes.

Beaucoup de choses se passent qui suscitent réflexion, adhésion ou aversion. Restez debout, au cœur des périls. Tenez sur vos convictions, sur les versants abrupts des épreuves. Un jour de joies arrive dans le chapelet du temps. Le temps de la vérité et de la dignité ne sera pas celle de la fourberie, de la triche et de l’imposture grandes dans ce pays torturé par ses messieurs comme il ne faut pas !

Rien à faire : une addition de médiocres fera une somme de médiocres : Une addition d’esprits chagrins fera une armée d’hommes aigris par le sentiment d’avoir raté leur vie. Ils fouilleront dans les petits carnets des justes, y compris dans les lignes intimes, pour nourrir leurs envies de cambouis. S’en désolent les naïfs qui croient en ces valeurs de travail, de loyauté, d’équité et la transparence : les basses œuvres sont de saison. Le mensonge est la couleur de l’été s’annonçant, aujourd’hui plus que jamais. « Ainsi soit-il », pour reprendre le volcanique Césaire…

Cherchez encore dans la nourriture spirituelle l’antidote aux débats de rez-de-chaussée. Cherchez dans le cœur pur de toute haine la grandeur des sculpteurs de vertus. Allons, écrivons les Lettres de nos Mondes!

Publié dans : Nouvelles du Sénégal - Par Birima
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